mardi, septembre 20, 2005

Rêveries

Belle plume saigne sur ces noires veines,
En courbes, pleins et déliés.
Gigote, tremblote, Ô bavarde, ne cesse pas ta danse.
En courbes, arabesques
En pleins, pliés
En déliés, fondus

Belle ballerine aux pieds chargés d'épines
Délie la lune et le soleil,
Colle tes chaussons aux neiges éternelles
Et imprime ta marque dans ce monde de verre.

Tout passe, se mêle et semble irréel,
Dans une conflagration de sueur, de larmes et de sang
Circulant à toute vapeur sur un rail cynique,
Déraillant, reprenant son souffle sur un rivage éthéré; Envol.

Là-haut, parmi les cygnes, regrette ta fuite
Et reviens ressourcées chez les fils transfigurés,
Enfants de Yahvé, frères d'un Christ en croix.
Là-bas tout passe, se mêle et se révèle.

Edouard

Croix de Saint Jean, Salvador Dali

dimanche, septembre 18, 2005

WELTANSCHAUUNG



Sur le sombre océan des individualismes mornes dérivent nos coeurs enamourés.

L'orpheline Déraison, unisson des Harmonies Vierges et du tonitruant Chaos, sonde nos âmes abyssales de sa lancinante complainte.

Parmi l'écume informe des solitudes, elle chante nos vies, déserts sans soleil, passions indicibles, et tisse d'un seul fil notre destinée.



Florian (Buffet de la gare de Genève, Hiver 2004)

vendredi, septembre 16, 2005

Quand l'amour n'est plus...

Dans ces moments d'errance, peuplés par ton absence
Je découvre, contri, l'étendue de ta morsure.
Heures du jour ennemies de ma vie
- Omnia vulnerant, ultima necat -
Puisque rien ne dure, pas même tes baisers,
Je t'envoie en retour ce qui fût amour et qui ne l'est plus.

Coeur du courrier en un organe blessé
Cygne meurtri sur la berge agonise
Ailes fânées à peine déployées
Tout rougi mourant souffle cesse

Edouard

tableau, autoportrait à la cigarette, Edvard Münch

Quand l'amour est là

Parchemin de tes lèvres ce velours si doux
Livre sans fin renouvelé chaque jour
Au sommet de tes marges déposer mon amour
Papillon déployé comme un accordéon

Danser une valse sur la nacre
Un deux 3
Dans ce val s'assourdissent les battements du jour
Un 2 trois
Murmures doux coeur palpite
1 deux trois

Langue au zèle déployé mots mouillés sussurés mâchouillés
Goût épuisé délicieuse fatigue
Reprendre son souffle conjugaison des soupirs
Sur ton visage insatiable sourire


Edouard

tableau de Chaggal

jeudi, septembre 15, 2005

Hommage

Mon premier message ne sera pas des plus gais. En effet, me promenant, sur www.misscara.com, j'ai ouvert une fiche (http://www.misscara.com/fiche.php3?num=242812) où l'on peut voir une jeune fille un peu dénudée. Ma première réaction a été de critiquer cette manière de se montrer et d'agir, puis j'ai lu le commentaire qu'elle donnait au sujet de sa fiche.... surprise... deux personnes annonçaient qu'elle était morte suite à un long coma dû à un accident dans une boîte de nuit.
Vu que je suis un petit être sensible, la lecture de cet énoncé m'a un peu boulversé, c'est pourquoi ce soir j'aimerai rendre hommage à cette jeune femme, à cette inconnue et j'aimerai lancer un appel à la responsabilité des gens. Souvent, nous agissons par égoïsme. Toutes nos actions irrespectueuses envers autrui provoquent des réactions, des sentiments négatifs chez la personne qui vont être refoulés, le plus souvent, en son for intérieur. Mais, loin d'être effacée, cette énergie négative provoquera soit des blocages ou ressortira sous forme de colère, de mots méchants et ainsi elle se propagera... S'il vous plaît, chaque jour, efforcez-vous d'agir avec amour, positivement au moins une fois dans la journée. Cette action peut être toute simple : un sourire, une porte maintenue ouverte, etc. et pourtant elle éclairera la journée du quidam que vous aurez aidé.
Voici l'hommage :
"Je suis tombé par hasard sur cette fiche... j ai regardé la jeune femme et je me suis dit qu elle était mignonne... puis je suis descendu et j ai lu ce qui était écrit.... le choc! Le vide et l'émotion ont déferlé dans mon corps. C'est horrible! Une jeune femme de cette âge mon dieu. Je suis de tout coeur avec vous, nous ne nous connaissons pas, mais les sentiments sont communs à tous les hommes et l'émotion que la mort crée est partagée par tous. Si j ai bien compris, c'est une personne qui a détruit cette vie. Mon Dieu fait qu'il y ait plus de gens responsable et moins d'égoïstes sur terre pour que chacun respecte l'autre et son bien le plus cher la vie."
La qualité n'est pas des meilleures, mais elle représente le cri du coeur et l'émotion de l'instant.

Frédéric

Digressions le retour


C'est, pour changer, un homme heureux qui parle. J'en ai eu assez de me morfondre, de déprimer et j'ai eu besoin de reprendre ma vie en main. Je n'ai que trop passé de temps à analyser ma vie, à essayer de comprendre ce que l'on ne peut comprendre que j'ai fini par en oublier de vivre. Ces dernières années j'ai plus survécu qu'autre chose et il était temps que je tourne la page.

Aujourd'hui une amie a regardé des photos de moi plus jeune : bébé, enfant, adolescent... Elle a eu de la peine à me reconnaître. Je suis donc bel et bien une autre personne : une sorte de prisme composé de ces diverses facettes qui ensembles forment ce que je suis ajourd'hui, mais pas uniquement. Penser ça seulement reviendrait à être prisonnier de ce que l'on a vécu et je pense que l'on a toujours la posibilité de prendre/reprendre sa vie en main. Pas de fatalisme, mais une succession de choix avec une marge de manoeuvre plus ou moins large. Je me suis toujours dit que l'on avait le choix, la liberté. Même quand on pense être coincé, que l'on n'a pas le choix, il y en a un : on choisit cette voie qui semble toute tracée alors qu'on aurait la possibilité de ne pas la suivre et d'en assumer les terribles ou cruelles conséquences. La liberté est au centre de l'homme, peut-être est-ce là le propre même de l'homme : être libre! Cela nous pose un lourd fardeau sur les épaules. Il nous faut choisir et, si possible, bien choisir... ce n'est hélas pas toujours le cas.

L'écriture a cela d'étonnant qu'elle nous entraîne parfois vers des chemins qu'on ne pensait pas emprunter. On veut parler de telle ou telle chose et paf! on se retrouve à en parler d'une autre. On digresse. On progresse. On avance et au final on découvre, on se découvre. Ici j'ai pris l'habitude de ne pas brider ou de brider le moins possible mon babillage et je suis souvent le premier surpris de ce que je note, explique, etc. Je ne pensais pas pouvoir arriver à de telles explications/réflexions sur tel ou tel sujet. J'avais fini par m'imaginer ne plus avoir d'opinion sur rien et je me trompais. Je remarque que les sujets moraux ou avec une implication plus "philosophique" m'intéressent et me passionnent toujours autant. Je m'aperçois aussi que ce qui à trait (attrait?) à l'écriture m'intéresse énormément. J'ai parfois l'impression que ce cahier (ndl : j'écris dans un cahier avant de le mettre sur internet), ce dialogue avec moi-même - et peut-être aussi avec toi qui me lis - me permet de mettre en place ma propre esthétique littéraire, par couches successives, à la manière des peintres impressionnistes. Qui sait où tout cela me mènera? Peut être à rien qui sait? mais le temps n'aura pas été vain. Je l'aurais au-moins occupé de manière constructive.
Le temps passe... je devrais me coucher, je travaille demain. J'ai pourtant l'impression d'avoir autant à dire que je n'ai rien à dire. J'aime les paradoxes, je les cultive. Quel joli mot paradoxe! Il éclate en bouche comme un bonbon acidulé.
Le langage exerce parfois sur moi une fascination. Un mot surgit et ne me quitte plus pour un moment. Il y a tant de beaux mots dans notre langue et aussi dans les autres. L'allemand a une réserve de mots délicieux, c'est une langue de gourmets : ah! zufrieden pour dire content. Voilà un terme qui exprime la joie; schrecklich pour dire affreux, il suffit de le prononcer et on comprend instantanément sa signification; sterben pour mourir, il commence dans un sifflement, se poursuit dans un sursaut et disparaît dans une nasale qui indique l'arrêt brutal, la fin.
J'aime la langue allemande. Je m'en suis rendu compte il n'y a pas si longtemps. Après des années à haïr ce langage (mais n'y sommes-nous pas conditionnés par notre système scolaire?), je m'aperçois que je l'aime. Oh, je n'ose pas encore trop le parler, cependant je décèle ses acccents chantants, ses subtilités langagières et sa rigueur. Je comprends pourquoi de très grands philosophes étaient Allemands : le pays pousse à la réflexion, le langage ne fait que croître cela. En allemand, un mot est difficilement remplaçable par un autre. Ils ont tous une nuance, une coloration particulière. Le français, à ce niveau, est plus flou, plus souple. L'allemand exige plus...

Houla le temps passe trop vite... Je dois vraiment dormir. Assez divagué pour aujourd'hui!

Edouard

Tableau, Monmartre, Van Gogh

mardi, septembre 13, 2005

Narcisse


Dans ce val sans tain
Réflexion de nos miroirs
Se penche le sein de Narcisse qui veut boire
Passion rallumée en son coeur éteint
Il cherche à attrapper l'illusoire visage
Echo visuel répétition de lui-même
- Eveil fallacieux : enfin il aime -
Cupide dit-on d'embrasser son image

Il pensait toucher la vie hé-
Las! Amour en miroir mourra
Comme fleur toujours fânera
Triste narcisse effeuillolé

Saint du val hautain
Révolution en nos coeurs souverains
De juillet vous passâtes en février
En ce jour des célibataires abhorré

Fleurs sacrifiées sous des mains amoureuses
M'aime un peu beaucoup
Bourreaux ordinaires chantent l'effroyable hallali
Allant crier mort douloureuse
Les amoureux sont des Narcisses dédoublés

Edouard

Tableau, La Métamorphose de Narcisse, Salvador Dali

lundi, septembre 12, 2005

Le songe de Circée

Neige d'avril
Tombe sur le monde

Circée songe

Seule sur son île

Enfuis les marins cochons et coquins
Par delà les océans pâles
Roulent des larmes
Sur tes joues de cristal
Songes-tu Circée
Qu'Ulysse le fier le brave le rusé Ulysse
Ne reviendra plus?
Il oubliera tout de vos jeux
Il oubliera
Il t'oubliera
Songes-tu Circée
Que la magie est inutile en ces heures cyniques?
Songes-tu Circée
Songes-tu?

Neige d'avril
Tombe sur le monde
Circée songe
Seule sur son île

Rides creusées par le passage des larmes
Que de sang versé pour ceux qu'elle a aimés
Tous ces hommes de passage
Tous ces hommes rescapés de naufrages
Ces hommes aux épaules larges
Hommes aux gestes tendres
Hommes aux sexes tendus
Se dirigent se dirigent vers ton sexe fendu
Ô Circée tu aimes mais on t'aime bien mal
Et tu te venges de cette nature animale
Transformant ces amants qui t'aimèrent si mal

Neige d'avril
Tombe sur le monde
Circée songe
Seule sur son île

Et ton île n'est plus qu'un cri
Que l'on entend parfois au fond de la nuit
Quand les ombres s'étirent sous une lune aussi pâle que toi
Et les hommes au fond de leurs lits ressentent
L'effroi
Au plus profond de leur âme

Neige d'avril
Tombe sur le monde
Circée songe
Et les hommes cauchemardent

Edouard

Tableau d'Egon Schiele

dimanche, septembre 11, 2005

Digressions sur la solitude

La vie est parfois délicieusement drôle. Les jours se ressemblent et s'entassent comme des coquilles vides, se suivent et s'enchaînent selon le même modèle. On aimerait que ça change, que quelque chose d'inédit se passe et rien... rien n'arrive! Ce n'est que l'indolent train-train qui a lieu : lever (seul), petit-déjeûner (encore seul), lavage, habillage, moment d'étude, aller en cours ou travailler, déjeûner (seul, encore...), retour au cours, dîner (toujours seul) et finalement déshabillage et dodo (décidément encore et toujours seul; plus seul que jamais).
On aimerait que quelqu'un fasse une entrée fracassante dans cette existence sèche et étriquée, nous enlève et nous emmène loin loin de ce cercle vicieux. Quitter pour toujours ces terres dépeuplées, revenir vers la civilisation, entendre à nouveau le son de sa voix, discuter, dialoguer, partager, être tour à tour bouche et oreille, glisser des mots doux par la fenêtre de ses yeux... prendre une main... sentir son coeur battre... à nouveau... sensation oubliée depuis longtemps déjà... un visage qui se penche... des lèvres offertes... une main qui s'avance... caresse et danse... des corps enlacés... enflammés... embrasés par le désir et qui désirent s'unir...

Seul dans mon appartement, je colle ma tête aux carreaux des fenêtres et je regarde le monde avancer. Sans moi.
J'erre entre ces quatre murs - ce nouvel utérus - où la vie s'arrête, momentanément. La douleur est moins vive à l'écart du monde et des gens : plus besoin de subir les assauts incessants de ces foules enlassées, en groupe de deux, trois, quatre ou plus; ces groupes qui vous renvoient sans cesse l'image désolante, sale, laide, humiliante de votre solitude.
J'aimerais parfois disparaître, me rendre invisible plutôt que d'errer sans but dans ces rues anonymes, espérant que... sait-on jamais... des fois... Mais rien ne se passe. Rien. Jamais.

Vingt-trois ans et un constat amer sur ces jeunes années, sur mes jeunes années. Est-ce encore moi dans ce passé incertain, si proche et si lointain? Qui est cet autre que moi, cet autre qui fût moi? autrefois...

Edouard, ce qui signifie gardien des richesses en vieil anglais...

Tableau, Die Erfüllung, Gustav Klimt

samedi, septembre 10, 2005

Erotique


Sous les jupes gonflées par le vent
Sourd le désir
Dans cette fente par laquelle femmes enfantent
Origine du monde en forme d'exclamation

Caverne allégorique aux odeurs marines
Bord de mer adoré aux flots de cyprine
Déjà la langue s'immisce y glisse
Entrouvre ces lèvres et boit à la fontaine cette douce liqueur
Premiers émois quand à la source l'homme y trempe ses doigts
Retrouvant là le parfum des embruns

Le désir de l'homme est un phare qui recherche un rivage dans lequel s'installer
La femme est sauvage s'y laissera-t-elle tenter?

Edouard
(qui espère qu'il ne sera pas tout seul à écrire des messages sur le site... Réveillez-vous Florian et Fred!!!)


Tableau de Paul Signac

jeudi, septembre 08, 2005

Vanitas...


Sombre verre aux glaçons sournois
Sombre verre
Tu t'y noies
Tourne
Tourne
Entre tes doigts
Au fond de ce verre est-ce encore toi?

Et tournent les aiguilles de l'horloge
Ces aiguilles qui disent ta mort proche
Sombre verre aux glaces pâles
Se vide
Se remplit
Au son lumineux de la cloche

La mort est proche
La Mort approche
En face
En face de toi
Elle s'asseoit

Tourne ce verre
Entre
Tes doigts
Ce verre aux glaçons
Sournois
Face à la mort
Est-ce encore toi
Que je
Tourne
Et retourne
Entre mes doigts

Edouard

Tableau de Yoshitaka Amano

mardi, septembre 06, 2005

Digressions

Aujourd'hui je me suis rendu compte que la ville porte désormais la trace indélébile de mon passage. Mon/mes fantôme(s) et ceux des autres aussi errent sans fin et pour l'éternité dans les rues de ce monde.
Au détour de cette ruelle, je retrouve mon fantôme, mon ombre embrassant une jeune femme, une amante... Dans un autre lieu c'est moi, seul, que j'observe. Seul, souvent, toujours. En ce sens la danse ressemble énormément à la vie. C'est l'art qui s'y approche le plus puisqu'elle ne fixe pas pour toujours son expression dans une forme donnée. Elle laisse une trace indélébile et éphémère dans l'espace et le temps. Un mouvement à peine esquissé s'évanouit mais imprègne aussi le lieu de son passage. Expression aussi du temps qui passe. Multiplication des temporalités. Expression d'une sensibilité. Multiplication des possibilités.
Voilà pourquoi j'aime la danse, cet art complexe, si difficile d'accès, qui se mérite. La danse est si proche de notre condition humaine si risible en soi. Nous ne tenons qu'à un fil, pauvres marionnettes douées de vie que nous sommes. Et le couperet n'est jamais loin, prêt à trancher dans le vif. Marionnettes sans vie, ridicules, grotesques sans le mouvement créateur... Squelettes au rire plein les dents... Squelettes qui surgissent de leur tombent et entament une danse macabre avant d'y retourner...
Absurde! le mot est lâché. On nous donne la vie pour nous la reprendre et tout n'est que contraintes, larmes et sang. Des rire, du plaisir, parfois. Peu, trop peu, si peu en comparaison de l'océan de souffrance dans lequel nous marinons. Alors pourquoi cette masquarade? Qu'y a-t-il de l'autre côté du miroir? Le pays des merveilles? Je l'espère, je l'espère...
J'ai peur de l'ultime vertige. Ce moment où tout se fige et où l'Inconnu tend ses bras dont on ne sait rien... Angoisse. Ne pas y penser. Vivre tant que l'on peut. Faire au mieux pour vivre aux mieux. Ne pas quitter ce monde avec regrets et essayer tant bien que mal d'apporter un peu de joie et de bohneur à ceux qui nous entourent.
J'ai souvent ce défi de parvenir à faire sourire une personne durant ma journée : un caissière par exemple. Ma journée est "sauvée" si j'ai réussi à sortir une personne de la torpeur d'un quotidien morne, répétitif et ennuyeux. Agir comme un baume avec les gens les plus démunis face à l'indifférence,la bassesse et la médiocrité. Modestement... modestement...

L'humanité est capable du meilleur comme du pire et nous le savons mieux que quiconques nous qui portons sur nos épaules le souvenir, le fardeau, la culpabilité de ces atroces Guerres Mondiales. Une culpabilité s'est inscrite en nous. En nos âmes et nos esprits hurle un besoin impérieux : "PLUS JAMAIS! PLUS JAMAIS CA" Et le monde continue à se déchirer, à s'entretuer... Tout ne tourne plus que pour le fric. On a chassé l'humain au profit du profit et cela ne semble pas lui profiter!
Qui suis-je pour parler de cela? Tout et rien! Je rêve d'un monde plus juste, mais l'utopie ne mène nulle part.
Ouvre les yeux! Ouvre les yeux...

Edouard

Présentation du 3ème homme


Me voici devant l'Eternel. Lecteur ne sois pas juge de ce blog mais considère le comme un témoignage poignant. Celui de trois hommes, simples mais funky, traversant la vie avec philosophie et auto-dérision.

Je suis l'un d'eux, l'un de ceux dont -trop souvent- la sensibilité est mise à mal par l'incompréhension et l'intolérance ambiante de notre chère mère Société, ceux que d'aucuns nomment "les hommes vrais".

On me prénoma Florian il y a 23 ans. Je naquis à Monthey en Valais et fis preuve dès ma plus tendre enfance d'un esprit de contradiction prononcé.

"C'est une grande folie que de vouloir être sage tout seul. " disait La Rochefoucauld, j'en déduis volontiers qu'il est plus sage d'être fou à plusieurs. C'est pourquoi je participe à ce blog avec mes deux camarades de folie qui ont toujours été là pour me soutenir et je les en remercie du fond du coeur.

Voici à présent pour vous mesdames une brève description de mon enveloppe charnelle. On me dit grand, fort, ventripotent (mais plus pour longtemps), j'ai les cheveux brun foncé, les yeux verts, la peau blanche (voire rouge et blanche... j'y peux rien je suis suisse!). J'ai bien d'autres qualités mais la bienséance me pousse à les taire...

Mes passions dans la vie sont l'écoute et l'enregistrement de la musique (je suis une formation dans ce domaine), la nature, la nourriture, l'Amour sous toutes ces formes, et la spiritualité débridée.

Que vous partagiez ces intérêts ou non, je vous souhaite la bienvenue sur ce blog.

Présentation du deuxième membre



Bonjour à tous! Bienvenus sur notre blog! Je suis un jeune homme habitant au bord du lac Léman ou de Genève pour nos amis les Genevois! Après une scolarité atypique, c'est-à-dire plus ou moins longue et mouvante, passage d'un collège pseudo-humaniste, où j'y suivais un cursus scientifique, à une école privée en maturité moderne, me voici enfin arrivé à l'université. Je suis actuellement des cours dans la toute nouvelle faculté des géosciences et sciences de l'environnement. Cette faculté correspond à mes diverses passions et aspirations : aider les pays en voie de développement, préserver notre environnement ainsi qu'oeuvrer dans un futur proche dans le cadre d'une ONG. En dehors de mes études, je pratique la musculation, la course à pied et le trekking quand j'en ai le temps. J'affectionne depuis mon plus jeune âge les arts martiaux, peut-être par ce qu'ils sont un négatif de ma personnalité : calme, patience. En effet, je suis plutôt quelqu'un de stressé, d'énergique et plutôt perfectionniste. Pour terminer, comme Edouard, j'apprécie le Japon et la philosophie orientale.

Je vous souhaite encore une bonne lecture.

Frédéric

P.S. : J'ai changé de photo, car il paraît que l'ancienne faisait trop sérieux et trop mossieur je me la pète, ce qui n'est pas trop le cas...

Petite présentation

Nous y voici... en ce qui me concerne c'est le tout premier blog que je crée et il a fallu qu'on me tienne la main car l'accouchement a été plutôt difficile. Que mettre, que dire, que faire? Finalement la diversité a fini par primer et le résultat risque d'être plutôt baroque.
Mais avant de partir en roue libre il serait préférable et plus poli que chacun de nous se présente! Pourquoi nous? Serait-ce un cerveau maladif, une entité malfaisante qui a pris possession de votre ordinateur? Que nenni, nous sommes tout simplement trois à nous atteler à l'écriture de ce blog; trois amis aux caractères différents mais néanmoins complémentaires.

Moi-même votre dévoué serviteur pour aujourd'hui : Mr.96... "Je ne suis pas un numéro, je suis un homme libre". Pas si libre que ça puisque j'étudie à l'université de Genève et je n'ai pas peur de la difficulté. Jugez plutôt : Japonais, Français... Pourquoi Japonais? Et pourquoi pas! J'ai toujours été très curieux de tout et j'adore apprendre de nouvelles choses, m'immerger dans de nouvelles cultures même si je ne suis pas des plus doué dans l'apprentissage des langues étrangères... Sinon le Français c'est une longue histoire d'amour depuis que je sais lire et je ne me voyais pas ne pas pousser plus loin mes connaissances dans la langue de Racine... En réalité c'est la littérature en générale qui m'intéresse mais autant commencer par celle de nos racines.
Littérature mise à part, j'adore la danse que je pratique depuis l'âge de 4 ans... Diantre! Cela fait désormais 19 ans que je danse... Le temps passe si vite! Et pour compléter cette rapide présentation, j'écris aussi depuis fort longtemps, de la poésie avant tout mais pas seulement. Pour ce qui est de ma présentation physique, un petit coup d'oeil à la photo... Pour ce qui est de mon caractère, les différents messages seront probablement suffisants pour vous faire une idée.

J'espère que vous prendrez plaisir à la lecture de ce blog

Edouard aka Mr.96