jeudi, août 31, 2006

Et si la forêt n'existait plus....

En habitant la Suisse, on croise encore assez souvent des endroits boisés et on pense rarement à la chance qu'on a... Le bienfaits des écosystèmes forestiers sont les mêmes dans le monde entier : ils limitent l'érosion, retiennent l'eau et les sels minéraux, influent sur les cycles géochimique et sur le climat. Il est certain qu'une forêt peut toujours repousser, cependant elle n'a pas la même biodiversité. On la nomme forêt secondaire, elle arbore des essences secondaires colonisatrices à croissance rapide, mais jamais elle ne fera revenir la diversité animale et végétale qui existait auparavant dans la forêt primaire tel qu'en Amazonie et que nous sommes en train de détruire pour faire de la margarine (comme à Bornéo, les palmiers à huile rognent toujours plus d'espaces vierges) ou du biocarburant. Dans ce dernier cas, il n'est plus question d'exploiter les forêts mais de les détruire pour profiter des espaces libérés. La liste est encore longue. En Argentine, les monocultures font foisons comme les plantations de soja. En plus de polluer grâce aux pesticides et autres saloperies, le danger est que si une maladie survient et qu'on ne peut pas y faire face et bien soja y a plus... De plus, l'agriculture est bien souvent intensive et elle appauvrit le sol. L'eau est polluée. En Afrique, la déforestation entraîne la remontée de fer qui forme une croûte stérile.
Ce que je viens de dire, on en parle souvent et tout le monde connaît le problème actuellement. Cependant en tant que consommateur nous pouvons agir. Oui, mais comment? C'est l'été, vous avez envie de nouveaux meubles de jardin? Achetez des meubles en robinier (faux acacia) au lieu du teck ou alors achetez des meubles comportant le label FSC qui est très exigeant dans ses principes et qui est soutenu par Greenpeace, les Amis de la Terre ou WWF.
De plus, au lieu d'acheter de la margarine, achetez plutôt du beurre. Je ne dis pas que l'agriculture bovine est meilleure pour la nature, cependant bien qu'elle favorise le réchauffement climatique ou une prise de choléstérol, elle n'entraîne pas une perte en biodiversité et elle n'entâche pas la survie d'environ 1400 ethnies qui vivent grâce à l'écosystème forestier.
Pour terminer, la consommation de bois au quotidien (tiré du magazine Ushuaïa no 10 des mois de juillet et août 2006) :
- 70 kg de papier par mois, c'est ce qu'utilise en moyenne un employé de bureau.
- 17 arbres sont nécessaires pour produire 1t de papier.
- 140 espèces disparaissent tous les jours du fait de la destruction des forêts primaires.
- 1 t de vieux papiers = 900 kg de papier recyclé
- 270 000 arbres seraient utilisés chaque jour pour fabriquer le papier hygiénique, selon le WWF.
- 45 milliards de paires de baguettes chnoises en bois sont fabriquées par an.


Peut-être qu'on dit souvent "Loin des yeux, loin du coeur", mais pourtant les conséquences ne sont pas si éloignées et elles seront de plus en plus visibles! (réchauffement climatique, maladies pulmonaires, etc.)

Certains exemples figurant dans cet article ont été tiré du magazine Ushaïa no10 dont je vous conseille la lecture et sinon vous pouvez toujours faire partie du WWF pour une somme très modique (demandez-moi!).

Fréd

vendredi, août 25, 2006

Sarady

Comment tout cela avait-il bien pu commencer? Je ne le sais pas... Je ne le sais plus... Tout est confus... Il ne me revient à l'esprit que des odeurs (des parfums peut-être?), des bruits assourdissants (des locomotives? des métaux qui s'entrechoquent? la chaîne de production d'une usine?), des visages. Une chose pourtant. Une seule. Certaine. Un nom, celui d'une ville sans doute - Sarady - apparaît dans ma tête d'une manière limpide. Comment oublier un tel nom? Un nom si doux, quelque chose de rassurant et d'enfantin dans sa sonorité; irréel.


Sarady, Sarady! Ca passe et ça repasse dans ma tête. Des coups cinglants, si puissant que j'en titube. Je tombe, je m'afaisse et m'écroule sur le sol dur. Ce nom si doux... où... où avais-je bien pu l'entendre? Dans ma tête tout se brasse pêle-mêle : les souvenirs, les idées, les hypothèses les plus diverses et invraisemblables; au final, rien!
Je dois admettre que je ne sais pas, je ne sais plus. Et pourtant... pourtant tout semble en même temps si évident, si dramatiquement simple. Sarady, cette ville fantastique, existe-t-elle réellement ou n'est-elle que l'hallucination d'un esprit dérangé?

Oui, elle existe!

J'ai parcouru ses rues chaotiques, si bruyantes que le repos n'y passe jamais; ces rues que ne touchent jamais ni le jour, ni la nuit. J'ai batifolé dans ses prés où l'herbe est si tendre, si douce qu'on s'y laisserait volontiers mourir. J'ai volé dans ses eaux si bleues, si pures; l'amour n'est rien en comparaison de la sensation soyeuse de cette masse ondoyante sur le corps, si légère et en même temps si lourde.

Mais comment? Comment ai-je fait pour trouver cette ville? Une carte, vite une carte! Là, sur ma table. Le globe terrestre... Sarady, Sarady... Sarady... Non, rien... Absolument rien.
Cette ville n'existerait pas? Pourtant... pourtant... Serais-je fou? Je l'ai parcourue de long en large, j'en connais les moindres parcelles, les moindres trous de souris et chaque grain de sable qui s'y trouve...

Sarady, étrange ville aussi réelle qu'iréelle; ville fantasmée, fantômatique où tout est possible, surtout l'impossible... Je sais que tu existes! Je le sais, je le sens! Mais... mais... aurais-je... Non, non impossible! Aurais-je perdu le chemin qui mène à ton royaume?

Edouard

Tableau : Paul Delvaux, Village de Sirènes

lundi, août 21, 2006

Memento quia...

Elle: Dis... t'as peur?
Lui: Non, et toi?
Elle: Oui... je... enfin... je sais pas si j'y arriverai... Ca semblait plus facile avant, mais maintenant... J'ai vraiment peur! Peur de l'inconnu! Et si... et si... et si on se trompait? Et si il n'y avait rien? Rien que le néant... le vide... Tu sais que j'ai peur du vide...
Lui: Ne te tracassse pas! On va bientôt savoir. Tu ne veux pas savoir ce qu'il y a de l'autre côté?
Elle: Oui, mais si... rien... pouf... le vertige infini, l'anéantissement total! Je... je... trop difficile... Je peux pas... sans certitudes!
Lui: Tu sais bien que c'est impossible! Et puis je te rappelle que notre Honneur est en jeu!
Elle: L'honneur! L'honneur! Que veux-tu que ça me foute! C'est pas d'honneur qu'il s'agit, mais de nos vies...
Lui: T'as pas tout tort, mais t'as pas tout raison non plus. J'ai pas l'impression que tu comprennes la situation.
Elle: Ah oui... et qu'y a-t-il à comprendre?
Lui: Laisse tomber.
Elle: Quoi?!! Laisse tomber... tout ce que tu trouves à dire pour me réconforter... Laisse tomber...
Lui: Tu sais très bien où je veux en venir. Je te l'ai déjà dit des centaines de fois depuis tout à l'heure. J'aime pas me répéter!
Elle:Oui, mais moi j'ai besoin... encore... une dernière fois...
Lui: Tu te souviens cette promesse faite le soir de notre première nuit? Tu m'as promis que tu me suivrais où que j'aille et quoi que je fasse!
Elle: Oui, je m'en souviens... Ah... quelle douce nuit d'ivresses... de folies... Nos corps enserrés, enlacés... Je ne voulais être plus qu'un avec toi, je te voulais tout entier... Toi en moi et moi en toi... Et cette promesse! la preuve même de notre amour... On aurait pu défier le ciel! Peut-être même les dieux! Oh comme je t'aime.
Lui: ... Le temps presse!
Elle:Attends... Tu crois que ça fait mal?
Lui: Seulement la première fois, je crois...
Elle:Je... j'ai toujours cru que... quand on meurt... l'instant de la mort durait une éternité... Ca n'a aucun sens de dire : "il s'est tiré une balle dans la tête? Oh, au-moins il n'a pas eu le temps de souffrir." Non, aucun... Il l'a sentie la balle, millimètre par millimètre -peut-être encore plus lentement- s'avancer vers son cerveau... D'abord la peau qui brûle et se déchire... puis l'os du crâne qui éclate... une douleur vive... intense... insupportable! Et ce bruit... un sifflement infernal qui déchire les tympans... disloque le corps... Voilà que le cerveau s'approche... se retire devant la balle... fait la révérance -quelle politesse... Ah non, il se tord de douleur... Vert... rouge... boit pour oublier... un bon vin... Puis soudain l'explosion... le Big Bang? L'univers tout entier disparaît... le trou noir... Ne reste plus qu'une chose : la douleur. Pour l'éternité...
Lui: J'ose espérer que tu te trompes! Plutôt que de partir dans tes délires, rends-toi utile! Donne-moi les armes! Le temps presse!

Elle: Dis... tu n'as toujours pas peur?
Lui: Toujours pas! Et toi?
Elle: Ca change pas... Je crois que j'ai encore plus les jetons qu'avant... J'ai l'impression que le temps me dévore... Les aiguilles de l'horloge me grignotent... Elles ont l'air mauvaises... Elles me sourient... d'un sourire atroce... carnassier... Je le vois... le Vide... Il s'approche... Arrière, arrière! Derrière les dégâts de ces aiguilles perverses... Immense... Inimaginable... Je te dis qu'on va sombrer... disparaître... pouf, comme ça... d'un claquement de doigts... et pfffuit envolé à tout jamais...
Lui: Arrête d'y penser! Ca ne sert à rien. Tu te fais du mal pour rien. Fais comme moi : sois un peu stoïque, bon sang!
Elle: Dis... j'ai froid... Tu ne voudrais pas... une dernière fois...
Lui: D'accord, mais le temps presse...

Elle: Tu sais?... J'ai moins peur quand je suis dans tes bras...

Edouard

jeudi, août 17, 2006

Deux liens bien sympathiques



Papotant, avec une amie (Marie-Laurence), de peinture et de notre prochaine visite à la fondation Gianadda, je suis tombé sur deux sites intéressants. Le premier pourra rendre service aux néophytes comme moi (http://www.artcyclopedia.com/) et le second (http://www.allposters.com/) me donne envie d'avoir une pièce avec plein de reproductions (avantage : pas besoin d'installer une alarme et pouvoir en profiter sans devoir ouvrir un coffre) de Dali ou d'Escher notamment.

C'était une note écrite rapidement, mais j'avais envie de partager mes pensées nocturnes avec vous très chers lecteurs.

Fréd



Three Spheres II 1946 Lithograph de M.C. Escher

mardi, août 15, 2006

Prochainement sur le blog



Après quelques anicroches, le clan des cocos est à nouveau uni et vous le montrera en photo lors de prochaines journées ou soirées ou week-ends passés ensemble.
En effet, nous avons décidé de mettre en place des journées nettoyages. Le concept est simple : aller chez un coco et l'aider à nettoyer. Mais sont-ils fous? Oui, nous le sommes, mais nous sommes également des amoureux de la propreté devant l'éternel et nous disons stop aux poils pubiens jonchant sur le sol de la salle de bain. N'ayant pas eu le temps de faire les nettoyages de printemps et comme il est souvent plus difficile de faire son ménage que celui des autres, nous avons décidé de nous rencontrer pour laver, récurer tout en rigolant et en partageant quelques bières. De plus, le soleil qui darde à nouveau ses rayons à travers nos vitres sales, nous laisse remarquer ô combien la poussière a pu se déposer, la saleté s'accumuler alors il nous faut passer rapidement à l'action!
Début septembre, nous organiserons également, si le temps le permet, quelques excursions en Suisse pour profiter de notre voie 7 et demi-tarif, des photographies suivront.

Le coco boy GSE

mardi, août 08, 2006

La danseuse

Dans le silence religieux des fins d'après-midi, au moment où le ciel étend ses bras sanglants sur les toits de ce monde, elle joint ses mains à ses pieds et s'étire longuement sur le sol : inspire... expire... inspire... expire... inspire, encore... expire, toujours... ; allongeant un peu plus cet instrument qu'est son corps dans la tiédeur du jour qui, lentement, disparaît.

Elle se dresse ensuite, ligne perpendiculaire à la lumière qui s'éteint à l'horizon. Elle s'anime, la danseuse, jouet étrange qu'une fièvre sourde agite.
Demi-plié, tendu
Demi-plié, tendu
Grand-plié - elle enfonce ses talons dans le sol-
Tendu
Demi-pointe - les bras forment une couronne au-dessus de la tête -
Posé
Elle recommence encore et encore ces mouvements qu'elle a répété tant et tant; la danse est un sacerdoce et la danseuse prie de tout son corps.

Une fois ses muscles déliés, une fois son équilibre trouvé, somme toute une fois son corps échauffé, elle mêle au plus charnel le souffle de l'esprit; elle crée. C'est elle, la danseuse, c'est elle qui réconcilie le ciel et la terre, le sacré et le profane, la chair et le rêve. Toute une armée de prêtres ne saurait accomplir ce miracle : elle danse!

Un léger tressaillement l'anime : tout part d'un doigt, le doigt entraîne la main, puis le coude, l'épaule, la tête; le geste s'amplifie encore, encore, encore plus... La danseuse n'est plus qu'une flèche tendue entre terre et ciel, suspendue à la pointe de ses pieds.
Le mouvement retombe, elle le rattrape dans la corbeille de ses bras qu'elle berce doucement comme on bercerait un nouveau-né.
Rupture.
Les mains encadrent maintenant le visage, échangent leurs places, retrouvent leurs positions initiales. La nuque se tend; la colonne suit, se cabre puis ondule, serpent qui flotte dans l'air libre. Un mouvement de bassin coupe cette ondulation verticale et impose une horizontalité tournoyante. Le pied s'appuie lourdement sur le sol, s'y enfonce. Déclic.

Envol! La danseuse déploie ses jambes comme le cygne le ferait de ses ailes. Suspension...

Retour à la terre. Respiration saccadée. Poitrine s'ouvre. Se ferme. Se soulève. Retombe. Une perle de sueur glisse le long du nez, chute à ses pieds. Tout son corps lance, tire, crie, hurle; son corps n'est plus que douleur qu'elle supporte, qu'elle choisit librement, qu'elle aime - la danse est un sacerdoce.

Belle Ballerine au sourire douloureux
Pieds tuméfiés par l'exercice de l'art
C'est le Christ lui-même qui danse sur la croix
Epines aux pieds pointes couronnes


Edouard

jeudi, août 03, 2006

Pour nos petits canards


Sans vouloir transformer notre blog en canard et en espérant que vous ne serez pas comme une poule qui a couvé des canards, voici l'humour valaisan dans toute sa splendeur, un humour qui suit des canards bien trempés (Pour certaines personnes qui suivraient des études en lettres, l'auteur de ce post a voulu dire que c'était l'humour de fin de repas, lorsqu'on en est au digestif et il s'excuse de ne pas avoir été clair avec son style et sa tournure...) :

- Dans notre restaurant asiatique préféré, le canard n'est pas brillant ce soir, il est même épuisé. (dixit Fréd)
- Après la grippe aviaire, les canards sont fatigués. (dixit Edouard)

Il est certain que nous n'avons pas cassé trois pattes à un canard.

Pour terminer, il est vrai que ce post peut paraître lourd de part la répétition du mot "canard", cependant il est court, au contraire de certains posts où les répétitions font foisons et où elles sont appelées poésie. Il faut arrêter de vouloir modifier ce que les gens écrivent. Chacun a son point de vue. En toute amitié.

Fréd

Inipi


Pressé de toute part pour écrire un post, me voici avec mon style bien particulier qui n'est en aucun cas autant beau que ceux de mes collègues littéraires, mais qui peut être lu par n'importe qui.

Ce week-end, nous sommes partis avec Edouard, Annick et moi-même à un inipi organisé dans l'Ain. Qu'est-ce qu'un inipi? Un groupe des années 60 ou une nouvelle secte?
Que nenni, l'inipi est un rituel amérindien consistant comme le mot l'indique en lakota à "naître encore". En français, on l'appelle hutte de sudation. D'un point de vue très terre-à-terre, c'est un hammam. En entrant dans la hutte, nous retournons dans le ventre de notre mère. Pour y accéder, il faut d'abord se purifier avant de pénétrer dans un cercle défini par des piquets marquant les différents points cardinaux. On se fait donc enfumer par de la sauge qui a des pouvoirs de purification ainsi que la capacité à transformer les énergies négatives en énergie positive. Après cette douche de fumée, nous pouvons nous approcher du feu. Un gardien du feu le surveille et nous donne la marche à suivre. Le feu et le gardien se situent à l'intérieur d'un cercle qui est relié à un autre cercle par un petit chemin. Une fois le feu allumé, personne d'autre que l'officiant et le gardien du feu ne peuvent le traverser afin que personne ne vienne "souiller" le flux énergétique créé entre le feu et la hutte. L'officiant entre dans la hutte en premier par la porte situé à l'ouest après avoir cheminé autour de la hutte dans le sens contraire des aiguilles d'une montre en saluant les 4 directions. Puis, il demande au gardien du feu de lui amener une partie des pierres chauffées dans le feu. Celles-ci sont tout d'abord nettoyées, puis déposées dans un trou à l'intérieur de la hutte. L'officiant y fait brûler de la sauge et du cèdre ou du tuyas. Ensuite, les enfants, suivis des femmes, puis des hommes, entrent à tour de rôle dans la hutte. Le gardien du feu apporte un seau d'eau, l'officant l'offre au grand esprit et verse quelques cornes (louche) d'eau. La vapeur s'élève. Il demande ensuite de fermer la porte ; nous voici dans le noir le plus complet. L'officiant commence à chanter et à tambouriner, puis les participants chantent à leur tour (vive le karaoké). Lorsqu'il juge que la température n'est plus supportable et que la durée est suffisante, il ouvre la porte. L'air frais pénètre dans la hutte. Le rituel continue de la même manière trois fois. La première porte représente le physique; la deuxième, le mental ; la troisième, l'émotionnel ; la dernière, le spirituel. Les participants sont libres de sortir à tout moment. A la sortie de la hutte, tout le monde se sert dans les bras, puis partage une infusion de sauge avant d'aller se laver à l'eau de pluie et partager un repas en commun.

http://www.lerecoursauxforets.org/article.php3?id_article=29
http://en.wikipedia.org/wiki/Sweat_lodge
http://letarot.com/huttes/index.html

(Je ne sais pas encore insérer un lien même si j'ai vu quelqu'un le faire aujourd'hui... toutes mes excuses)

Fréd

mercredi, août 02, 2006

Etre con ou ne pas être...

Comme le souligne le comique troupier Michel Boujenah : "L'humour drôle naïf, c'est quand on se fait passer pour un con et que ça fait rire tellement on est con. Généralement ça marche que quand on est vraiment con."

Et bien, moi, je ne suis pas d'accord. Faire le con, ça me connait depuis mon plus jeune âge et il y a des jours où ce qui est devenu comme une seconde nature me désole au plus haut point. Ces jours là, je me dis qu'il doit surement exister d'autres façons de se protéger du jugement des autres que de l'attirer sur soi par de grotesques et non moins pathétiques déclarations et agissements.

Comme si par le biais de la connerie on s'assurait que l'autre penserait : "Lui, il est con. Mais on l'aime bien. C'est pas de sa faute." Quel supplice d'être pris à la légère alors que l'on est au fond infiniment sérieux. Trop sérieux, trop sensible, trop vulnérable pour laisser tomber cette armure honnie mais si douillette.


Florian