mardi, mars 28, 2006

C'est le printemps!

Cette fois-ci, c'est sûr, le printemps est de retour! C'est chouette. Le temps se fait plus clément, la température augmente, les fleurs poussent dans les champs et les jardins, les couples bourgeonnent ça et là...

Le printemps est bien de retour! et avec lui les envies récurrentes d'amour, de câlins et autres étreintes charnelles... Ah tiens, je suis encore célibataire cette année?

Saloperie de printemps!

Edouard

La suite des mes mésaventures carnavalesques arrivent; patience.
Tableau, le Triomphe de Flora, Poussin

vendredi, mars 17, 2006

Légère absence

Cela fait un moment déjà que j'aurais dû pondre cette note, j'ai un peu peur que les nouvelles ne soient plus très fraîches; qu'importe, l'histoire est suffisamment amusante pour être racontée. Et si l'odeur est trop nauséabonde, rien ne vous empêche de vous pincer le nez!
Retour donc dans le passé, changement de lieu aussi : exit Genève, bonjour Valais! samedi de carnaval. Mais le plus drôle, c'est que je ne suis pas venu pour la païenne tradition - pas uniquement - mais pour l'enterrement de vie de garçon de mon beau-frère. Et est-ce bien malin de mêler ainsi deux occasions de boire?

Nous avons rendez-vous dans un bistrot, histoire d'attendre la venue de celui dont ce sera la fête et qui ne le sait pas encore. Une fois arrivé, nous le déguisons en lapin, lui bandons les yeux et l'emmenons dans un lieu ou nous pourrons le tirer. N'allez pas voir dans ce qui vient d'être dit une quelconque perversion (vous avez l'esprit mal tourné!), nous l'avons tout simplement conduit à un laser game. Une fois la partie terminée - au passage, c'est très fun un laser game - on continue sur la lancée amusement et allons faire un bowling. Et c'est à partir de là que les festivités ont vraiment commencées, sauf pour les conducteurs. De la bière, de la sueur, des boules, des femmes! Ah non, des femmes il n'y en avait pas, enterrement de vie de garçon oblige; ce soir on reste entre hommes. Après deux parties qui ont tuées dans l'oeuf ma brillante carrière de joueur de Bowling, et après de nombreux verres, la vie commençait à arrondir ses contours si aigus en temps normal. Il était grand temps de dîner!

Hélas, le dîner fût lui aussi bien arrosé. Le vin blanc coulait à flot et, parti comme je l'étais, je n'allais pas m'arrêter en si bon chemin. C'était et carnaval et l'enterrement de vie de garçon de mon beau-frère! Autant dire que j'étais beau après le repas... et la soirée ne faisait que commencer!!!
L'étape suivante fut d'accompagner mon beau-frère qui devait vendre des carottes aux passants dans les rues bondées du village. Quelqu'un a même eu la bonne idée de prendre avec lui deux bouteilles de rouge, mais ne dit-on pas "blanc sur rouge, rien ne bouge; rouge sur blanc, tout fout le camp"?
Les visages deviennent flous, la vie beaucoup plus agréable, voire beaucoup plus drôle. Je suis pris dans un manège et me laisse emporter par ce roulis étrange et amusant... Tout tangue autour de moi. Des visages. Des figures. Connues. Inconnus. Pirouette. "Hey salut!", "On se fait la bise?" Et là, là...

Là, je me réveille bien au chaud dans mon lit. Comme c'est agréable. Tout va bien. Tout? Je ne me souviens pas être rentré... J'ouvre un oeil, vois mon père. Il paraît que j'ai vomi cette nuit. Aucun souvenir. Une partie de mon existence a disparu, comme si j'avais tiré la chasse. Pffft, oublié, disparu... N'en parlons plus!

Ne plus en parler? Pourtant... pourtant, que s'est-il passé entre le moment où je buvais un verre avec des amis et le moment où je me suis retrouvé dans mon lit? Je me devais de mener une enquête sur cette "légère absence".

Edouard

mardi, mars 07, 2006

Coeur de neige

Il avançait péniblement dans le froid cru de l'hiver. La ville semblait morte : pas un quidam, pas âme qui vive, pas même l'ombre de la queue d'un chat. Depuis un moment déjà le vent s'était levé et le couvrait de glacials baisers. L'inconnu rentra machinalement sa tête dans le col de sa veste.

Autour de lui les vitrines des magasins étalaient leurs marchandises, ventres béants, impudiques. Noël était passé, l'épiphanie aussi. Les vitrines revêtaient désormais l'habit rouge vif de la froide passion de février. Aucune originalité. L'amour n'a jamais inspiré les commerçants; toujours les même clichés qu'on nous resserre années après années après années : cupidons fessus et rebondis à l'aspect niais, boîtes de chocolats en forme de coeur (couleur sanguine de rigueur), figurines aux regards bovins (qui en disent long sur la conception de l'amour des faiseurs d'argent). Et partout, partout l'obscénité des prix. Leitmotiv du 14 février : "si tu aimes, achète!", "dépense sans compter, oui mais chez nous..." "Prix imbattables! aimez sans vous ruiner". L'amour se bradait dans chacune de ces vitrines à coup de rabais et de bonnes affaires; commerciale prostitution de nos âmes.

L'homme toussota deux fois, souffla dans ses mains pour les réchauffer et continua sa triste et lente procession. Il avait froid, mais plus que son corps c'était son coeur qui subissait les attaques de l'hiver. A chaque bourrasque il sentait la morsure glaciale du vent s'emparer un peu plus du siège de ses sentiments.
Il avait aimé. Beaucoup. Trop peut-être. Jamais, oh non jamais, il ne ressentit la chaleur d'un être qui vous aime. Il s'était brûlé à la chandelle de la passion sans avoir lui-même déclenché la moindre étincelle.
Passer devant ces vitrines lui resserrait la poitrine. Ces devantures, toutes criardes et ridicules qu'elles soient, lui renvoyaient l'image de sa solitude. Pèlerin en quête d'un peu d'amour, il se heurtait sans cesse à l'âpreté et l'indifférence, seuls calices auxquels pouvaient espérer tremper ses lèvres de feu.

Edouard

Tableau : Heart of snow, Edward Hughes

dimanche, mars 05, 2006

Communiqué de l'Ordre Pimponnette sur la guerre nucléaire à venir

Le message suivant a été reçu par le médium specialiste du channeling Jean-Michel Revout en janvier 2006 :

Terriens, terriennes,

Le temps des révélations est arrivé. Depuis de nombreuses années, je parcours votre monde et observe vos faits et gestes; mais, je constate que trop peu de choses ont été faites dans le sens de l'élévation spirituelle.

Les évenements récents, notemment la menace nucléaire en Iran, ont rendu notre tâche parmi vous beaucoup plus complexe. C'est pourquoi, au nom de la confrérie intergalactique, je vous presse d'effectuer un revirement spirituel de masse.

Voici la marche à suivre afin d'éviter la guerre nucléaire :

1. Fabriquer un autel à Pimponnette, chambellant de l'Amour Universel, sur lequel figurera sa photo (prise lors de son séjour exceptionnel au centre Sterne-Liebe de Göttingen):


2. Pratiquer quotidiennement la danse mais uniquement sur "Cheri,Cheri Lady" du groupe Modern Talking (ou pour ceux qui préfèrent les slows : "Rêves immoraux" de Patrick juvet.)

3. Porter uniquement des habits moulants en papier recyclé.

4. Dormir sur le ventre, genoux pliés à angle droit et les pieds (emmaillotés dans du papier aluminium) surélevés de 70 cm environ.

5. Manger 250g de tourbe et boire 1L de jus de pomme de terre par jour.

6. Ne pas faire caca.

Si les 6 points suivants ne sont pas respectés (par omission, fatigue ou autre), la personne en faute se devra d'effectuer un pèlerinage de purification sur le lieu de naissance de Karen Cheryl à Saint-Germain-en-Laye ou bien de se suicider avec une aiguille en pâte à modeler.


Attention ! Le message original ayant été reçu en bambara (dialecte malien), Jean-Michel Revout ne peut attester l'exactitude sémantique de ce communiqué. Le collège de spécialistes allemands du centre Sterne-Liebe ont cepandant déclaré vraisemblable la traduction définitive.

vendredi, mars 03, 2006

Digression coite

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Florian