mardi, juillet 25, 2006

Bah l'hiver (nes) !

Suggestion d'une nuque à l'encolure d'une doudoune, lobes coquins à demi évadés d'un bonnet à la Caliméro, érotisme plein de promesses d'un bâton de beurre de cacao sur des lèvres ultra-gercées, purpurines joues et geysers nasaux : orgasme au coeur de glace.

Voilà qui en bouchera un coin aux détracteurs de l'hiver et autres poètes de festivals ! Je vous vois déjà, le gros orteil accusateur surgi de vos tongs infames, mais sachez, vous qui naquîtes en été, qu'il avait bien fallu récurer la marmite à maman sous les couvertures de novembre et sous le regard attendri de ce bon gros bonhomme Hiver !

Bon, j'avoue que toute cette rencoeur envers l'été est principalement dûe aux auréoles de transpiration au derrière mais, vous en conviendrez, c'est fort déplaisant.


Monsieur Mimosa

lundi, juillet 17, 2006

Ah l'été!

L'été est assez paradoxal : d'un côté c'est l'apogée du sacre de la nature, elle flamboie dans toute son arrogante jeunesse; de l'autre elle porte en elle les traces de son futur déclin. On retrouve ce paradoxe, en été, au niveau de la sensualité, car l'été est la saison la plus sensuelle qui soit : il fait si chaud que les peaux deviennent moites et revêtent des colliers de sueur; elles n'en deviennent que plus appétissantes. Quoi de plus beau en effet que de voir luire de cet éclat mat la vertigineuse naissance d'un décolleté; promesse de joutes épiques... Cependant si les chairs sont sublimées sous l'effet de la chaleur, il fait si chaud que tout tentative d'étreinte aux heures incandescentes relève de la folie pure, d'un désir suicidaire ou d'un acharnement sans failles.
Mais la sensualité n'est-elle pas justement cette exacerbation de toutes ces facultés érotisantes du corps sans sa possession? N'est-on pas plus sensuel tant qu'il n'y a pas assouvissement de ces pulsions sexuelles qui tendent à nous faire passer dans l'érotisme, du plus suggestif au plus cru? En ce sens l'été est bien la saison la plus sensuelle - ce qui ferait de l'hiver la plus érotique, puisque dans la froidure hivernale les corps ont besoin de se posséder - qui sublime les corps de cette moiteur qui anéantit la volonté. On se retrouve dans la position d'une arrogante jeunesse qui vivrait, insouciante, dans un jardin des délices; sans honte et sans pudeur, jouissant de tous ces plaisirs que l'on prend et donne lors de préliminaires, sans jamais subir ce moment fatidique qui fait dire à Saint Thomas d'Aquin "post coïtum animal tristis est", alors même que l'heure du déclin s'annonce au loin pour qui sait lire les signes.

L'été c'est tout cela à la fois et c'est ma saison : j'y suis né, je revis à son approche, je m'y épanouis comme la fleur, je me recharge à son soleil incandescent, je me rafraîchis à ses orages passagers; bref je l'aime comme cela!

Edouard

Judith et Holopherne, Gustav Klimt

mardi, juillet 11, 2006

Une nouvelle digression (cela faisait longtemps)

Ces dernières semaines ont été une véritable course et expliquent mon absence; que d'occupations : le baptême de mon neveu Arthur, le mariage de ma petite soeur Aurélie, des sorties diverses, le mariage de mon frère Frédéric, la préparation de mes examens, les examens , les 40 ans de mariage de mes parents!

Que dire? les mariages se suivent et ne se ressemblent pas. Et voilà que deux membres de la famille, sur sept, ne sont pas mariés - dont moi. Désormais les "et toi quand comptes-tu te marier" vont se faire plus fréquents; et ils ont déjà commencé! Comme si on ne pouvait exister que dans le mariage. On accède à un statut social en se mariant, hors de cela on n'existe pas ou dans une existence amoindrie (selon ceux qui sont mariés, bien évidemment). Sincèrement je préfère mon statut d'homme incomplet, à l'obligation de me plier à la pression sociale... Comme tout cela peut être ridicule. Je n'embête pas les couples, alors qu'on me laisse tranquille avec mon célibat.
Et puis, pourquoi devrais-je me marier? Je suis encore aux études, je n'ai pas de revenus; pourquoi me mettrais-je dans le pétrin en cherchant compagne? Il y a des priorités dans la vie et épouser n'en est pas une pour le moment. Je préfère en plus apprendre à me connaître plutôt que d'infliger mon désordre intérieur à une autre qui pourrait être tout aussi désordonnée. Non, non, l'heure est aux petites expériences, aux amours sans grandes conséquences ou sans lendemain. Pour le reste, je verrai plus tard; qu'on me fiche la paix!
Il est fou de constater à quel point la pression sociale peut devenir énorme passé un certain âge. Il faut rentrer dans le rang, se laisser policer, obéir, être un mouton; hors cela on est potentiellement un menace pour la société. Elle a besoin de ces couples, ne serait-ce que dans le fait qu'un couple peut produire un enfant qui nourrira les rouages assoiffés de sang de dame société - bons petits soldats, va!

Et moi dans tout cela, comment me positionner? Toujours dans ce balancement inconfortable qui me place ni tout à fait d'un côté, ni tout à fait de l'autre. Prenons un exemple, je suis Valaisan d'origine et je fais mes études à Genève; eh bien voilà que je me sens tiraillé entre mon amour de la nature valaisanne, de cette proximité naturellet et de l'attrait de la vie en ville avec tous ses avantages, son anonymat... Autre tiraillement, entre ma vie de Suisse que j'aime et des origines françaises qui m'appellent. Enfin, et pour retomber sur mes pattes, un tiraillement entre ma vie de célibataire qui me permet une énorme liberté, mais un manque affectif; et une vie sentimentale potentiellement épanouissante, mais qui me priverait de cette liberté dont je jouis actuellement.
Voilà très schématiquement et très succintement des points qui m'interpellent en ce moment. Il n'est d'ailleurs pas impossible que j'en reparle prochainement.

Edouard

Tableau : Liberté de Delacroix

mardi, juillet 04, 2006

khoiba

J'ai pas trop le temps de poster en ce moment, alors je me fais pardonner comme je peux. Aujourd'hui une vidéo de moi en train de danser sur du khoiba (très bon groupe électro de la république tchèque), bande de veinards...