mardi, juillet 31, 2007

Migraine

Pression trop forte dans la tête
Idées terrifiantes tournent et cognent
Passent et
Reviennent
En un bourdonne-
Ment lancinant

Vénéneuse fleur tu crois
Et prends racine dans les racines même du cer-
Veau
Synthétisant à la lueur blême d'idées persistantes
De quoi vivre mille ans
- Ô fleur bleu de la mélancolie

Tout un jardin pousse à présent
Figures

Maléfiques
et
Faméliques

Cortège macabre d'aberrations
Parade grotesque
Foire aux monstres ob-
Scènes
-Troupeau de mes idées sales

Evolution humano-bizaroïde
Des êtres informes se traînent et se tortillent
Dans d'obscurs recoins de mé-
Moires
Ignobles vers envahissent ces cadavres vivants
Les embrassants ignoblement
L'amour est à ce prix

De l'Amor à la Mort
Souffle le vent de nos existences

Pour qui sont ces serpents qui sifflent dans ma tête?
Un grand fracas
Déchire le voile du cauchemar
Tout tourne ou se renverse ou se confond
Dans cette tête ou-
Verte
Puis file lumière de feu
Au dehors
- Ma paix est à ce prix :

La solitude

Adoré Dousuraz
Tableau de Jérôme Bosch

De la bêtise

Entendu à la radio ce matin :

Encore un shooté au tour de France.

Je ne savais pas qu'ils circulaient en voiture maintenant. Décidément tout se perd!

mercredi, juillet 25, 2007

Petits riens



Voilà, j'ai 25 ans désormais. Hu hu, comme si ça faisait de moi un "grand"! Me reste encore 5 ans avant de basculer définitivement dans le camp des gens responsables.

Ah, et je connais la fin de Harry Potter. Hu hu!


Edouard

samedi, juillet 14, 2007

Digression, cela faisait longtemps, non?

Mes 25 ans approchant à grands pas, je n'ai pu m'empêcher de faire un bilan de ces années passées et mon Dieu qu'elles ont filé! A peine ai-je eu le temps de me retourner que 5 ans s'étaient déjà écoulés! Et si j'ai souvent l'impression que peu de choses ont changé, je dois bien avouer qu'en réalité, si je suis plus objectif, j'ai quand même sacrément évolué : déjà, je suis plutôt autonome, capable de prendre des initiatives de toutes sortes, je paye mon loyer et autres factures et j'arrive à m'en sortir avec trois fois rien question finance; je trouve aussi que je suis beaucoup plus mâture et plus sûr de moi qu'à une époque pas si éloignée que cela; j'ai aussi réussi à me créer un nouveau cercle d'amis et ai réussi à faire appel à cette partie de moi si sociable; enfin, je crois avoir réussi à enlever les chaînes de mon moi plus séducteur et cela me sied bien et fonctionne!
Il n'en reste pas moins que je suis certes encore célibataire, mais néanmoins j'ai de nombreuses possibilités auprès des femmes et, surtout, j'arrive à voir dans leur regard que je leur plais. Et ce n'est pas rien pour quelqu'un qui s'était persuadé d'être repoussant -ah! adolescence, monde impitoyable! Il n'empêche que cela peut parfois être troublant de sentir ces regards quand on n'en a pas forcément l'habitude. C'est quelque chose que je dois, en quelque sorte, apprivoiser, mais je mentirais si je disais que ce n'est pas flatteur et franchement agréable. Pour un peu, j'aurai tendance à penser que je traverse une phase un peu narcissique; ça passera.
Néanmoins, je sens, je le sens bien, que j'ai un énorme besoin d'affection. Ce n'est pas tant l'aspect sexuel d'une relation qui me manque (bien qu'il soit présent lui aussi), mais le côté tendre, doux, les baisers, les caresses; se sentir apprécié en somme. Ma vie affective est un désert en ce moment et c'est moi-même qui ai déversé le sable dans le jardin de mes amours.

J'ai lu, il n'y a pas très longtemps, un livre de Shûsaku Endô qui m'a bouleversé : Le Fleuve sacré. A un moment, un personnage ou le narrateur dit une phrase du style (je devrais prendre l'habitude de les noter précisément...) : tout Homme porte en lui une tragédie, toute sa vie consistera à réagir, à dépasser ou non celle-ci.
La mienne concerne l'amour et ce désir si grand que j'ai d'aimer et d'être aimé; désir systématiquement déçu. Je ne sais si cela paraît niais, pourtant je sens bien que c'est un vide énorme dans ma vie. Ce cahier porte en lui des pages entières à ce sujet et ne me fournit aucune réponse, aucune certitude concernant ce déficit de ma vie sentimentale. J'ai sûrement une attente trop grande vis-à-vis de l'amour, je ne le nie pas, mais est-ce une raison suffisante pour que je ne puisse y goûter? L'Amour est enfant de Bohème et n'a jamais, jamais connu de loi et je devrais me rappeler plus souvent qu'Amour, devenu aveugle, a pour guide Folie... Soyons fous alors, l'amour est à ce prix!

Adoré Dousuraz

Tableau de KLIMT

dimanche, juillet 08, 2007

Memento mori

Ci-gît derrière moi le cadavre blanc
Cercueil de verre
Mon testament

J'ai croqué la pomme
Pâmé tombé souf-
fle coupé

Parmi les glaces on m'
Ensevelira
Dans ce pays froid où vit Gerda
Et une reine au coeur empli de haine

Ô vol blanc d'oies sauvages
Je ferai moi aussi un étrange voyage
Là où pataugent de tristes canards

Esseulé
Harassé
Fatigué
Déliquessence du cygne des sens
Je partirai en un vertige
Retrouver la fille de l'air
Dont le sépulcral amour se dresse face à la mer

Au port de Copenhague

Adoré Dousuraz

Tableau : Sirène, Edvard Münch