samedi, novembre 17, 2007

Beuaaaark

J'me promenais l'aut' jour dans la rue, tout tranquile pénard, sans faire chier mon monde pour une fois. Et pis v'là tout à coup que l'impensable se produit : j'le voyais main dans la main avec une nana, une vraie de vraie - juré, craché! Non, mais j'vous jure, tout fout le camp ma bonne dame! V'là que le maître de ce blog batifole à qui mieux qui mieux!!! Et on n'avait même pas pris la peine d'avertir tonton Christophe. Ah ben elle est belle la jeunesse.
Z'imaginez pas la gueule de six pieds de long que j'ai poussée! Failli me décrocher la mâchoir tellement ça semblait improbable. Ben maintenant j'comprends mieux pourquoi, j'arrivais plus à l'joindre. Môssieur était occupé, môssieur avait d'autres chat(te)s à fouetter et v'là que môssieur néglige le blog. Ah ça pour sûr on rigole, on s'amuse, on se léchouille, on se papouille, mais pour c'qui est de poster la fin d'un récit... pfffuit, y'a plus personne tout à coup. Ha, ben bravo! Déjà que ça sentait le rat mort ici... Ben c'est pas demain la veille qu'on va appâter du lecteur.

Oh et puis si vous les aviez vus! Beuark. Pouvaient pas s'empêcher de se toucher, tripoter, tripatouiller. Et un coup de lèvre par ci, un coup de langue par là. Non, mais oh! y'a des hôtels pour ça. Allez-y copulez sur la voie publique pendant qu'vous-z-y êtes. Ah non, j'suis pas bégueule pour deux sous, mais franchement là... y dépassaient les bornes. Sérieux! Que fait le service de protection d'la pudeur? Hein, et pis tant de bons sentiments, de guimauve par dessus le marché; n'en jetez plus ma coupe est pleine.

Moi, j'aime pas les gens qui s'aiment!!!!

Christophe Dorsay

jeudi, novembre 01, 2007

Première fois 2

Il était une deuxième fois, en ce fameux jeudi après-midi, un justicier masqué sur son magnifique cheval prêt à en découdre avec tous ces mômes; autrement dit, pour le groupe du fond qui ne suit rien de rien -vous passerez me voir à la fin du cours - c'est de moi que je parle et je ne fais pas de cheval! non mais et pis quoi encore. J'étais venu avec un peu d'avance, savoir à quelle sauce je serai mangé. L'horloge de ma montre indiquait 13h15, parfait, il me restait un peu de temps pour prendre mes marques en ces lieux.

La directrice m'accueille et me dirige vers la classe dans laquelle, en cruel despote, je trônerai fièrement, maître incontesté de ces lieux. Ha, la bonne rigolade! Une fois dans la salle de classe, je remarque qu'un papier se trouve sur le bureau du professeur - je ne suis qu'un usurpateur après tout. Ah! quel homme, quel frère, il m'indique la marche à suivre : première heure de cours : dessin, histoire de prendre connaissance avec les enfants, deuxième et troisième heures : mathématiques. J'ouvre le livre à la page proposée et lis la donnée. Il est question de faire découvrir aux élèves la notion de symétrie. Sauf que... sauf que je ne comprends pas du tout la donnée. Pédagogie de mes deux... J'ai beau lire et relire, rien n'y fait, tout cela me semble obscure. Il est question de feuilles de papier, de ciseaux, de découper des morceaux dans la feuille et de voir si en la retournant, la forme rentre dans l'espace découpé (on rigole moins là, hein?!!!). Gloups! Bon l'heure tourne, je dois aller chercher les élèves lorsque la sonnerie aura retenti. J'aurai bien le temps de relire et comprendre cette donnée durant l'heure de dessin - quelle naïveté!

- Bonjour, est-ce que vous êtes bien la classe de Monsieur ***?
- Non, nous on est la classe de Madame ***. Vos élèves sont dans le coin là-bas.

Bon ok, ce dialogue ne retranscrit pas bien l'ambiance qui règne dans la cour de récréation. Il faut imaginer un bordel inimaginable, des cris d'enfants - on en égorge c'est pas possible autrement! - des sifflements, des bruits de ballons dans lesquels on tape, sans oublier le brouahaha habituel de la rue!
Une fois que le justicier masqué a trouvé la classe dont il a la responsabilité, il sort une flûte de sa poche et se met à jouer un air. Les enfants sont comme hypnotisés et, en toute confiance, le suivent dans l'étrange bâtisse au toit en pain d'épice (en pain de pisse, wouahahaha!!! Pfffrrrrt!!!) jusqu'à une salle dans laquelle des tables et des chaises sont disposées à côté d'un tableau noir.

- Bonjour, comme vous l'avez sûrement constaté, votre professeur n'est pas là cette après-midi, je le remplacerai donc. Je m'appelle Edouard et pour moi il serait utile que vous vous présentiez et mettiez vos noms en évidence sur votre banc, histoire de savoir qui est qui.

C'est à peu de chose prêt en ces termes que commença mon tout premier remplacement. Les enfants me jaugeaient : pourraient-ils jouer les petits diables et me tourner en bourrique ou, au contraire, devraient-ils se tenir à carreau. Mais surtout, qu'allais-je faire avec cette donnée de mathématique que je ne comprenais pas?

A suivre

Edouard