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lundi, décembre 04, 2006

Pas de bras, pas de...

Chocolat! Et c'est une note gourmande à laquelle je vous convie ce soir.

En effet, l'hiver pointe le bout de son nez et souvent le moral suit l'ensoleillement; autant dire que la chocomédication va être un allié précieux pour vous célibataires et pourra peut-être pimenter la vie des personnes en couple. Comme ça tout le monde est content et il n'y a pas de jaloux.

Hélas, quand on voit le nombre de tablettes de chocolat qui se dressent fièrement sur les rayons, le consommateurs est en droit de se dire : "cruel dilemme! Tout ce chocolat qui semble si appétissant; je ne sais que choisir. Ô dieux impitoyables qui laissâtes aux hommes une si grande liberté!". Quoi c'est pas crédible? Mais si,mais si, je vous assure que c'est vraisembable (surtout au XVIIe siècle, du côté de Port-Royal). Bon tout ça pour dire que, dans ma mansuétude sans fin - vous pourrez me remercier plus tard, j'accepte les cadeaux en nature - j'ai procédé à un teste comparatif. Oui, oui, comme dans A Bon Entendeur. Voici donc les résultats du test, dans un ordre purement aléatoire; j'aime pas l'ordre, na!


Commençons par la première tablette :
mélange de deux aliments que j'aime beaucoup, le chocolat et les framboises. Que résultera-t-il de leur alliance? Je casse un morceau, le dirige vers ma bouche, le laisse fondre un moment sur ma langue, ça y est mon bec en est rempli, les arômes se propagent (c'est obscène c'te description, non?). Eh bien je dois avouer que c'est une petite déception. Ca se laisse manger c'est sûr, mais, sincèrement, il n'y a là rien de transcendental. Pas d'orgasme des papilles gustatives (j'vous l'avais dit que c'était obscène...), pas d'explosion en bouche, pas de feu d'artifice gingivitudinal (oui, j'invente des mots si je veux d'abord, nun also gut! - les initiés comprendront).


Deuxième carré de ma bouche approché (c'est la fête ce soir!), quelles surprises réservent ce chocolat réhaussé de menthe? Et bien, et bien, c'est franchement pas mal. Les papilles se réveillent, elles ont l'air de bien apprécier. Le goût rappelle un peu les After Eight (et d'ailleurs il est plus de huit heures, donc ce plaisir n'est pas coupable) en moins écoeurant. Le chocolat noir se marie décidément bien avec la menthe : d'un côté le caractère puissant et un peu âpre du chocolat, de l'autre la fraîcheur de la menthe. C'est comme associer un cheval aux rameau d'olivier - les experts en mythologie comprendront - puissance et élégance sont ainsi mêlées (cette comparaison ne veut strictement rien dire, mais il faut bien que je meuble, vu que j'ai un espace imparti... Je remercie par ailleurs mes lecteurs d'être si magnanimes à mon égard; je vous aime!).

Et voici le dernier carré à s'approcher de ma bouche. Chocolat noir mélangé avec du thé au jasmin, ça semble assez étrange. Méfiance donc. Et voilà qu'une fois en bouche c'est le miracle : Noël avant l'heure... et Pâques... et toutes les fêtes sympas réunies. Dieu que c'est bon! Intensité et légerté, amertume et douceur; c'est bien simple ce chocolat est un oxymore buccal. Les papilles en redemandent. Hop! un nouveau carré pénètre dans le palais de soie rose au marbre blanc. La langue claque de bonheur et de contentement. Toute la bouche est à la fête; un véritable orgasme gustatif que ce chocolat (voilà c'est à nouveau obscène). C'est tellement bon que ça ne devrait pas être permis. Que font les autorités? et l'Eglise? et? et?
Bon j'en reprends un bout... un seul... le dernier... promis... après j'arrête...

Candilicious Boy

Ahhhhhhhh! Plaisir intense, c'est trop bon!!!!